MICHEL DEVILLE FLMOGRAPHIE

Le Voyage en douce

Michel Deville Le voyage en douce

Lucie (Geraldine Chaplin) s'est disputée avec son mari. Elle se réfugie chez son amie Hélène (Dominique Sanda). Les deux jeunes femmes partent en Provence, à la recherche d'une maison à louer. Ce « voyage en douce » devient une occasion de retrouver une forme de liberté, de se découvrir, et de redécouvrir leur personnalité.

France / 1980 / 98 min
Avec Dominique Sanda, Geraldine Chaplin, Jacques Zabor, Cecile Le Bailly.
Réalisation Michel Deville
Scénario et adaptation Michel Deville
Production Maurice Bernart pour Gaumont, Éléfilm et Prospectacle
Dialogue Michel Deville
Musique Catherine Ardouin
Montage Raymonde Guyot

EXTRAITS CRITIQUES

  • Nous venons de voir l’un des films les plus curieux et les plus passionnants que le cinéma nous ait donné depuis longtemps : Le voyage en douce de Michel Deville. Il n’appartient à aucun des genres répertoriés jusque-là dans l’esthétique cinématographique, et sa conception, sa construction, son écriture, sur le papier d’abord puis sur la pellicule, témoignent de la part de son auteur d’une originalité et d’une curiosité artistique dont on connaît peu d’exemples chez nous. Seul Ingmar Bergman s’est avancé aussi loin dans l’exploration de l’âme des femmes.

  • Sur le plan purement visuel, Le voyage en douce affirme aussi la maîtrise du réalisateur. La lumière de Provence, sa beauté, la symphonie impressionniste de ses couleurs, sont admirablement exprimées. Enfin, pour interpréter les rôles de ces deux femmes rêveuses, menteuses, sincères, inquiètes et par-dessus tout angoissées, Michel Deville a trouvé deux actrices admirables, celles qui pouvaient sans doute incarner le mieux Hélène et Lucie D. Elles sont l’une et l’autre merveilleuses.

LA REVUE DES DEUX MONDES - Roger Régent