MICHEL DEVILLE FLMOGRAPHIE

L'Appartement des filles

Michel Deville L'appartement des filles

Dans l’appartement des filles, trois amies colocataires et hôtesses de l’air, c’est un jour exceptionnel : elles sont là toutes les trois, entre deux escales, c’est la fête. Et c’est la fête aussi pour Tibère, dont le travail, entre autres, est justement de séduire des hôtesses de l’air pour qu’elles acceptent de transporter de l’or à Bombay.

France / 1963 / 87 min
Avec Sami FREY, Mylène DEMONGEOT, Sylva KOSCINA, Renate EWERT, Jean-François CALVÉ, Daniel CECCALDI
Réalisation Michel Deville
Scénario et adaptation Nina Companeez et Michel Deville
Production Transcontinental Films, Produzioni Intercontinentali SPA, Consul-Filmverleih
Dialogue Nina Companeez
Musique Jean-jacques Grunewald, dit Jean Dalve
Montage Nina Companeez
Lumière Claude Lecomte
Cadrage Robert Foucard
Son André Hervée

EXTRAITS CRITIQUES

  • Un divertissement composé avec trois fois rien, artificiel jusqu’à l’impudeur et qui charme par son élégance et sa fantaisie. À la base, le scénario mélodramatique d’une mauvaise histoire policière, où un perfide trafiquant d’or séduisait des hôtesses de l’air pour leur faire convoyer des valises de lingots : il est facile de prévoir que cela tournait mal pour celle qui acceptait.

  • Deville et Nina Companeez ont réduit à zéro l’intrigue banale pour la transformer en comédie farfelue où il se passe n’importe quoi, selon le plaisir des auteurs. Paradoxalement, cette servitude bousculée, ainsi que la hâte de la réalisation, confèrent au film un souffle de liberté inattendu.

  • La précision horlogère des rebondissements, le brio ciselé des dialogues, qui caractérisaient les films de Michel Deville, souffrent ici quelques entorses. Cela, bien sûr révèle certaines faiblesses et lenteur, surtout vers la fin, mais en revanche, dans les sommets du graphique, les trouvailles bénéficient d’une merveilleuse décontraction et d’un imprévu très stimulant pour l’esprit.

  • Sans doute, cette bulle ne vole pas très haut, mais elle procure un agrément indéniable. Il est vrai que la présence et le jeu inventif de Mylène Demongeot (qui renouvelle sa performance d’À cause d’une femme), la désinvolture de Sami Frey apportent beaucoup à celui qui reste le champion de nos « directeurs d’acteurs ».

Michel Mardore dans Les lettres françaises - Décembre 1963