MICHEL DEVILLE FLMOGRAPHIE

L'Ours et la Poupée

Michel Deville L'Ours et la Poupée

Gaspard, violoncelliste myope et bougon, rencontre Félicia, belle femme capricieuse et snob, par la grâce d'un accrochage automobile. Félicia, sûre de son pouvoir de séduction, entreprend le musicien. Il s'avère que cet ours mal léché demeure insensible à son charme.

France / 1970 / 85 min
Avec Brigitte Bardot, Jean-Pierre Cassel, Daniel Ceccaldi, Georges Claisse, Xavier Gélin, Sabine Haudepin, Valérie Stroh
Réalisation Michel Deville
Scénario et adaptation Nina Companeez et Michel Deville
Production Mag Bodard - Éléfilm
Dialogue Nina Companeez
Musique Eddie Vartan, Gioachino Rossini
Montage Nina Companeez
Cadrage Robert Foucard
Son André Hervée

EXTRAITS CRITIQUES

  • Ce n ‘est presque rien et c’est ravissant. On pense aux meilleures comédies américaines d’avant-guerre, L’impossible M. Bébé, Madame et son clochard, Vous ne l’emporterez pas avec vous. On pense à Howard Hawks, Frank Capra. Avec L’Ours et la poupée, Nina Companeez et Michel Deville ont rendu hommage à un cinéma brillant, désinvolte, et farfelu. Ils l’ont repeint aux couleurs de notre époque. On croyait le secret perdu, voilà qu’il réapparaît tout pimpant dans les rues de Paris et dans un paysage de campagne et de rivière si joliment filmé que c’est un enchantement.

  • Vif, sentimental et gai, nourri d’une sensibilité qui doit beaucoup à Marivaux et à Musset, L’Ours et la poupée est un film ingénieux, poétique et drôle, qui dégage un bonheur de filmer communicatif. Brigitte Bardot est d’une beauté à couper le souffle, merveilleuse, pleine de malice. Jean-Pierre Cassel a la nonchalance amusée et l’esprit fantasque d’un James Steward ou d’un Cary Grant. Violoncelliste qu’on aurait pu comparer aussi à ce grand naïf de Gary Cooper, jouant philosophiquement du tuba pour se consoler de l’égoïsme de ses semblables.

Paris-Presse - Michel Aubriant