MICHEL DEVILLE FLMOGRAPHIE

À cause, à cause d'une femme

Michel Deville A cause d'une femme

Rémi est jeune et charmant, il aime les femmes et il n’aime personne, il se laisse aimer. Un peu et paresseusement par Nathalie (Odile VERSOIS), beaucoup et drôlement par Lisette (Mylène DEMONGEOT), passionnément et généreusement par Agathe (Marie LAFORÊT), à la folie et dangereusement par Chloé (Juliette MAYNIEL). Rémi est accusé de meurtre par Chloé, qui se venge de son indifférence. Avec fougue et maladresse, il se lance dans une enquête pour retrouver le vrai coupable.Mais ce qui change pour Rémi, ce n’est pas la recherche du vrai coupable, mais sa rencontre Cécilia (Jill Hayworth). La romantique, l’étrange, la bouleversante Cécilia. À cause, à cause de cette femme-là, la vie de Rémi est bouleversée.

France / 1963 / 107 min
Avec Jacques Charrier, Mylène Demongeot, Marie Laforêt, Jill Haworth
Réalisation Michel Deville
Scénario et adaptation Nina Companeez et Michel Deville
Production Éléfilm - Les Films Fernand Rivers
Dialogue Nina Companeez
Musique Jean-Jacques Grunenwald, dit Jean Dalve
Montage Nina Companeez
Cadre Robert Foucard
Lumière Claude Lecomte
Son René Longuet

EXTRAITS CRITIQUES

  • Histoire tenue, tissée sur quelques fils fragiles, mais d’une fraîcheur, d’une drôlerie – une drôlerie, par moments, voilée de tristesse – auxquelles on s’en voudrait de résister. Un récit aisé, qui refuse toute construction dramatique traditionnelle et qui nous mène de surprise en surprise, une cascade de situations amusantes, de jolies trouvailles de mise en scène, un dialogue intelligent et discret, un souci constant de la qualité, font de ce film le type même de ce que peut être une comédie cinématographique moderne…

  • Avoir su mener à bon terme ce marivaudage policier est le premier mérite de Michel Deville. Mais il en est un autre qui nous frappe davantage et qui concerne l’interprétation. Déjà, dans ses précédents films, nous avions remarqué quel étonnant directeur d’acteurs (et surtout d’actrices) était Michel Deville. Dans « À cause, À cause d’une Femme », il s’est surpassé. Il nous révèle tout particulièrement une Mylène Demongeot, inattendue, inespérée, qu’il fait triompher dans un rôle extravagant et cocasse. Mais c’est avec la même sûreté, la même intuition qu’il permet à la délicieuse Jill Haworth, à Marie Laforêt, à Odile Versois, à Juliette Mayniel et à Chaque Charrier, gentil Don Juan à la merci de ses conquêtes, d’exprimer le meilleur d’eux-mêmes.

  • Le charme est une qualité rare et rares sont les films qui en ont. Pourquoi ne pas vous laisser prendre au charme de celui-ci ?

Le Monde